5 petits conseils pour la nouvelle année !

L’année 2016 est maintenant terminée. Pour certains d’entre vous, vous vivez un grand soulagement. Vous avez vécu des périodes difficiles et la nouvelle année est porteuse d’espoir. 

La vraie question : cette nouvelle année sera-t-elle différente de la précédente ou simplement le prolongement de celle-ci ? Si vous voulez vraiment que ça change, vous allez devoir revoir vos priorités.

Stephen Covey raconte l’histoire suivante tirée de son livre « Priorité aux priorités ». Lors d’un séminaire, un conférencier sortit un large bocal qu’il déposa sur une table en face de son auditoire. Il déposa à côté quelques pierres de la grosseur d’un poing. « Nous pouvons placer combien de ces cailloux, selon vous, dans ce bocal ? »  Les étudiants firent des suppositions diverses. Le conférencier se mit alors à remplir le bocal avec les gros cailloux. Lorsqu’il semblait plein, il demanda à la classe : « Est-ce que ce bocal est plein ? » Chacun regarda le gros pot et reconnut qu’il était plein.

Ensuite, il sortit de sous la table un seau de gravier et jeta le gravier dans le pot. Le gravier glissa entre les gros cailloux dans tous les petits endroits laissés vides. Puis il sourit et demanda de nouveau : « Le bocal est-il plein maintenant ? » À ce moment, l’auditoire comprit que le bocal n’était probablement pas rempli. « Bon ! dit-il. » Il se pencha à nouveau et sortit de sous la table un seau de sable. Il le versa dans le bocal et chaque petit grain remplit les interstices laissés vides par le gravier et les gros cailloux. Encore une fois, il demanda à l’audience : « Est-ce que ce bocal est plein maintenant ? » D’une seule voix, tous répondirent « NON ». Il répondit, « Bien ! » Puis il attrapa un pichet d’eau et versa presque un quart de l’eau dans le pot. Puis il dit, « Quelle leçon à retenir ? »

Quelqu’un répondit : « Si vous travaillez suffisamment fort, vous pourrez toujours en faire plus… » — « Non, » répondit le conférencier. « Ce n’est pas la leçon à tirer de cette expérience. Mais plutôt ceci : “si vous n’aviez pas mis ces gros cailloux en premier, vous n’auriez pas pu les mettre par la suite ?”  “Les gros rochers sont une métaphore pour les choses importantes. Si vous ne faites pas de place pour les choses importantes, vous serez submergés par les choses de moindres importances.”

J’ai récemment vécu une expérience spirituelle qui m’a ramené à cette question des priorités. J’étais en mission à Mexico lorsqu’un matin, lors d’un temps de prière et de réflexion, je réfléchissais au temps et à la brièveté de la vie. Cela m’était venu à la lecture d’une nouvelle concernant le décès d’un homme célèbre à l’âge de 71 ans. Je me dis en moi-même : “Houla, si je meurs à 71 ans, il me reste que 10 ans à vivre pour faire tout ce que j’aimerais faire”. Je vous avoue que je vécus un moment d’hyper conscience. Cet instant où l’on réalise notre finitude, notre impuissance et nos limites humaines. Légèrement découragé, mais non pas désespéré, j’allai rejoindre des pasteurs mexicains, pour une rencontre, où je devais prendre la parole. Arrivé sur place, je discutais avec un collègue lorsque du coin de l’œil je vis un ami qui avait un livre dans la main. Je lui demandai spontanément ce qu’il lisait et c’était “Résistance et soumission” du pasteur allemand Dietrich Bonhoeffer en langue espagnole. Du coup, celui-ci décide de me l’offrir pour m’aider à peaufiner mon apprentissage de cette langue. Toujours dans l’émotion générée par mon moment de conscience, j’ouvris le livre et je tombai spontanément sur le texte suivant :

“Dix années représentent une longue période dans la vie d’un homme. Comme le temps est le bien le plus précieux dont nous disposons, puisqu’il est irrécupérable, l’idée de l’avoir perdu nous rend inquiets chaque fois que l’on se tourne vers le passé. Serait perdu le temps dans lequel nous n’aurions pas vécu comme des êtres humains, nous n’aurions pas fait des expériences, appris, créé, écu le plaisir et la souffrance. Le temps perdu est un temps non rempli, vide.” Dietrich Bonhoeffer, Résistance et soumission. (Lettres de prison)

Dix années, c’est une longue période dans la vie d’un homme. “Allez, Denis, ne perds plus de temps !” Certains parmi vous qui me connaissez ou me suivez via les médias sociaux savez que je suis un homme occupé. Je voyage énormément pour des conférences, je prêche, j’enseigne, j’écris, je produis. C’est vrai. Mais, il est facile de se perdre (ou de perdre de vue nos priorités) par l’hyperactivité. Voilà donc pour moi un doux rappel à l’ordre. J’ai donc pris les 2 premières semaines de janvier pour redéfinir mes priorités et faire la différence entre ce qui est important et ce qui l’est moins.

Alors qu’en est-il de vous ? Que faites-vous du temps qui vous est alloué ? Quelles sont vos véritables priorités ? Qu’est-ce que vous avez négligé ? Voici quelques suggestions :

  • Prenez le temps qu’il faut pour vous rapprocher de Dieu !

Pour moi, cela ne signifie pas aller plus souvent à l’église ou écouter plus de prédications sur Internet, mais de passer plus de temps avec Dieu dans la solitude. Que faire dans ces moments de mise à l’écart ? Revoir l’année qui se termine et tirer des leçons de nos erreurs, de nos oublis, de nos inquiétudes inutiles. Réfléchir, méditer quant à ce que je dois mettre en priorité pour cette nouvelle année et surtout intégrer Dieu au cœur de nos projets.

« Nous avons tendance à utiliser la prière comme un dernier recours. Dieu veut que ce soit notre première ligne de défense. Nous prions quand il n’y a rien d’autre que nous pouvons faire, mais Dieu veut que nous priions avant de faire quoi que ce soit.” Oswald Chambers

  • Ne vous laissez pas submerger par la somme des activités !

Nous commençons tous l’année avec les meilleures intentions. Mais, de mois en mois, les activités s’accumulent, s’additionnent les unes aux autres. La plupart du temps, c’est la culpabilité qui pousse les gens à en faire toujours plus et à se rendre aux limites de l’épuisement. L’homme sage (et la femme, bien entendu) est vigilant et ne perd pas le contrôle sur sa vie et sur ses priorités.

« Va vers la fourmi, paresseuse ; considère ses voies, et deviens sage. Elle n’a ni chef, ni inspecteur, ni maître ; elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. » Proverbe 6:6-8

  • Identifiez vos pertes de temps !

Prenez le temps d’évaluer une semaine type et mesurer le temps accorder à vos activités : travail, courses, tâches, etc. Rajouter à vos observations le temps passé sur les réseaux sociaux et sur votre téléphone intelligent. Je sais que cela peut vous rendre inconfortable, mais faites face à la réalité pour mieux effectuer les changements requis.

  • Ne vous laissez pas monopoliser par les détails secondaires !

Pensez au sable ou au gravier de l’illustration précédente. Certains, parmi vous, qui êtes perfectionnistes, perdez énormément de temps (et d’énergie) dans les détails au détriment des choses importantes. Par exemple, vous pouvez vous souciez, lors d’un repas, tous les détails de vos plats ou de l’agencement de la table et passer à côté de bons moments passés en bonne compagnie. Les détails secondaires nous font trop souvent passer à côté des choses les plus importantes de la vie.

“Vos actions sont l’expression de vos priorités” Mahatma Ghandi

  • Révisez périodiquement vos priorités !

Parfois, les priorités d’une saison de la vie ne sont pas celles de la saison suivante. La vie n’est pas statique. Les événements qui surviennent nous poussent parfois à revoir nos priorités. Lorsque nous lisons les Actes des Apôtres, Paul ne semble pas avoir une préoccupation de développement stratégique face à ce qu’il doit faire. Il reste ouvert aux opportunités qui se présentent à lui et aux nouvelles directives que le Saint-Esprit lui donne.

“La vie est courte. Concentrez-vous sur ce qui compte le plus. Vous devez changer vos priorités au fil du temps.”  Roy Bennet

L’année 2017 est devant vous comme un chemin à prendre. Celui-ci est parfois facile en d’autres occasions, il est escarpé ou parsemé de détours ou d’obstacles. Nous devons marcher et continuer à avancer même si l’année qui s’est terminée n’a pas été facile. Fardez à l’esprit que Dieu a une priorité : nous. Il ne nous abandonne pas et il ne nous délaissera jamais !

3 réponses
  1. seheno dit :

    Bonjour. Merci pour ce partage pour la nouvelle année. Ne pas avoir peur du silence, de l’inaction, ou plutôt : de l’absence d’activité pour être dans un coeur à coeur avec le Seigneur régulièrement..
    Maintenant lorsqu’on est parent, que l’on a beaucoup de travail – au dehors et à la maison – la journée est généralement très vite remplie, les priorités sont là presque malgré nous. Tout est quelque part, déjà tracé Il y a ce qu’on peut appeler les « incontournables » de la vie. Mais voici peut-être une nouvelle manière de faire : par notre communion avec Dieu, par le bienfait qu’il nous donne en prenant du temps avec lui dans la solitude comme il a été suggéré, retrouver le goût des choses simples et routinières dans notre vie de tous les jours; une joie renouvelée de faire les choses qui paraissent insignifiantes…la conscience d’être; de vivre, tout simplement avec les dons, cadeaux, et talents que Dieu a donnés.à chacun.Et avec cette joie renouvelée – et avec gratitude – pouvoir se rendre disponibles et disposés pour faire du bien à autrui, à commencer tout simplement par lui sourire..Bien à vous.
    :

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  2. Carol Létourneau dit :

    Je viens de lire les 5 conseils pour l’année 2017, et je puis vous dire pasteur Denis que le premier conseil est pour moi et que le Seigneur me l’a montré en mi décembre 2016. Prenez le temps qu’il vous faut pour vous rapprochez de Dieu.
    Voila mon histoire:
    Un après-midi, je suis allé a la caisse Desjardins et en sortant, les rues étant glacées, je suis tombée, les 2 pieds m’ont partis et je suis tombé complètement couché sur le dos. J’étais assommée mais très vite j’ai su que je devais me relever et retourner a la maison. Arrivée a la maison, je questionnais le Seigneur pour savoir que faisait l’ange qui doit me protéger et pourquoi il a permis cela. Je discutais avec le Seigneur le restant de la journée et quand je me suis réveiller vers 4 heures du matin, l’Esprit m’a montré qu’il devait m’arrêter que je marchais dans mes propres voies. J’ai tombée sur mes genoux et le Seigneur m’a ramenée dans sa présence! Quelle douceur j’ai retrouvée et quel repos!
    Oui, vous avez raison pasteur Denis, combien il est facile de marcher dans ses propres voies et par le fait même s’éloigner du Seigneur!
    Merci pour vos conseils.

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