BÂTIR SA VIE SOLIDEMENT (2)

Lorsque Jésus a comparé la vie à une maison que l’on construit, il a pris soin de spécifier que celle-ci devait être construite solidement. Beaucoup vivent comme si jamais rien de malencontreux ne pouvait arriver.

L’idée que « ça n’arrive qu’aux autres… » témoigne de cet état particulier de leurs conceptions des choses. Pourtant, un simple regard sur la vie qui nous entoure atteste l’évidence d’une tout autre réalité. La vie est douloureuse. Que vous le vouliez ou non et que vous en soyez conscients ou pas, cette réalité est fondamentale. Nous naissons et donnons naissance dans la souffrance et nous mourrons la plupart du temps dans la souffrance. Nous sommes, à chaque étape de la vie, de l’enfance et l’adolescence, à l’âge adulte et jusqu’à la fin de notre périple sur terre, confrontés à des défis, des enjeux, des dilemmes, des conflits, des déceptions qui sont inévitables.

La vie est aussi imparfaite. Nous aimerions parfois que tout soit réglé au quart de tour. Nous cherchons, aspirons, poussons jusqu’à la perfection sans jamais pouvoir l’atteindre. Nous aurions voulu des parents parfaits qui nous auraient aimés parfaitement et qui auraient répondu à la perfection à tous nos besoins. Nous aimerions que nos enfants soient irréprochables. Et lorsque nous nous heurtons à l’imperfection, nous devenons tristes parce que nous croyons profondément que la vie devrait être exemplaire. Mais la vie, vous l’avez remarqué, est tout sauf une ligne droite.

La vie est injuste. Dans nos riches pays occidentaux, nous sommes atterrés par les injustices plus ou moins grandes que nous subissons : propos injustes, contraventions injustifiées, inégalités salariales, etc. Nous oublions les injustices qui sévissent partout au travers la planète, dans certains pays d’Afrique (Syrie, Libye, etc.) jusqu’en Haïti, en Inde, au Pakistan, dans les pays intégristes, etc. Bon nombre de gens sont opprimés, menacés, tués à cause de leur race, de leur identité ethnique, de leur condition sociale ou de la couleur de leur peau. Certains sont victimes d’exploitation parce qu’ils sont des femmes ou des enfants, sans droit, sans pouvoir, etc. Bien que de nombreux pays aient adopté la Charte des droits et libertés des Nations Unies et aient accès à la démocratie et à la liberté, la justice sur Terre demeure relative.

La vie est difficile. Par contre, comme le dit Scott Peck :

 « … c’est une grande vérité, car une fois que nous reconnaissons cette vérité, nous pouvons la transcender. Une fois que nous reconnaissons vraiment que la vie est difficile, une fois que nous le comprenons et l’acceptons, la vie n’est plus difficile. Parce qu’une fois que nous avons accepté cette notion, la question ne nous importe plus. »


Que vous le vouliez ou non et que vous en soyez conscients ou pas, il faut lutter pour vivre et parfois pour survivre. C’est un fait indéniable. Tout athlète sait que pour obtenir une médaille, il devra combattre, lutter et s’astreindre à des sacrifices. Il ne lui vient pas du tout à l’esprit que la victoire pourrait être acquise facilement. Il sait qu’il a un prix à payer.

Cela vous semble déprimant ? Déplorable ? Peut-être, mais personnellement, je crois que lorsque nous sommes mieux disposés à faire face à la vie, nous sommes avantagés. Cela constitue une grande source d’espoir et d’encouragement. Nous nous devons d’être fin prêts à composer avec la vie telle qu’elle est. Jésus a dit qu’il fallait bâtir sur le roc non pas pour éviter les tempêtes, mais pour y résister. Le problème n’est pas la tempête, mais le manque de prudence du constructeur et la fragilité de la maison. Ceux qui sont mal préparés, sous-équipés tirent difficilement le meilleur parti de la vie et de ses conditions. Par contre, ceux qui sont conscients des véritables enjeux et défis sont prêts et parés à toute éventualité. Ils ne sont pas surpris lorsque des circonstances malencontreuses surviennent ni contrariés par les événements contraires. Un bon marin ne maudit pas les vents contraires, il met ses voiles dans le bon sens.

Voici donc une grande source d’espoir et d’encouragement. Jésus a dit :

 « La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc. »


La vie est difficile, imparfaite, injuste et douloureuse. C’est vrai. Mais cela ne signifie pas qu’elle est désespérante et dénuée de joie et de satisfaction. La souffrance et la douleur sont inévitables. La misère est optionnelle. C’est lorsqu’on lutte farouchement que les dénouements sont les plus exaltants et les victoires les plus gratifiantes.

« L’extraordinaire richesse de l’expérience humaine y perdrait de sa joie gratifiante s’il n’y avait pas de limites à dépasser. Les sommets atteints ne seraient pas aussi exaltants sans les tristes vallées à traverser. » Hellen Keller

3 réponses
  1. TRICHARD
    TRICHARD dit :

    Toujours pertinentes et encourageantes, j’apprécie beaucoup tes lettres de nouvelles qui sont édifiantes, rafraîchissantes et bienfaisantes au cœur et à l’âme. La Parole coule d’elle-même à travers tes messages, merci Seigneur Jésus pour ce ministère béni. Merci du fond du cœur Denis pour ta sensibilité à l’Esprit. Excellente journée en Jésus. Alain Michel

  2. Henri K
    Henri K dit :

    Merci de ne pas « édulcorer » notre existence terrestre. Il est tellement vrai que nous passons tous par des déceptions, luttes, douleurs, ces tempêtes comme Jésus les appelait. Le miracle n’est pas de ne pas en avoir mais bien de les traverser sans que la maison s’écroule. Ta méditation me l’a rappelé et je t’en suis bien reconnaissant.
    Que le Seigneur Jésus continue à t’inspirer ainsi richement par Son Esprit
    Henri

  3. Andrée
    Andrée dit :

    Ce que je réalise en lisant ton blogue est que finalement l’importance de l’acceptation de la souffrance est en soi la partie la plus difficile. Surtout pour nous en Amérique du Nord où nous retrouvons ce rêve de vivre dans le confort. Je déplore tellement certaines approches qui vendent du rêve inatteignable ce qui rend la souffrance encore plus grande. Même en Afrique, le rêve d’immigrer au Canada et ou USA, ces pays où, selon eux, le rêve est accessible. La souffrance devient quelque chose d’encore plus grand et plus profonde. Mais je réalise aussi que le suicide semble ne pas avoir autant de pouvoir sur les gens là-bas qu’ici. Normal, ici le rêve est supposé être à la portée de la main, mais n’apporte pas le bonheur. C’est quoi la souffrance de l’homme aujourd’hui? Réaliser que le rêve que nous voulons est possible pour les autres et non pour moi? Oui, je sais, il faut que nous apprenions à rêver selon la mesure que nous pourrons atteindre.

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