Êtes- vous bien vivant ?

Nous existons ! Mais vivre, c’est plus que d’exister. Être vivant, c’est beaucoup plus que de respirer ou de manger ou de marcher. C’est aspirer à être et à faire quelque chose de plus grand que nous.

Bien évidemment, nous n’avons pas choisi de vivre. Notre venue dans ce monde ne provient pas d’une décision que nous avons prise. C’est à la fois consternant, étonnant et miraculeux en soi… puisque nous sommes là. Nous sommes conscients que nous existons. Nous pensons et nous rêvons aussi. Mais, la vie c’est évidemment plus que d’exister.

« Exister est un fait, vivre est un art. » Frédéric Lenoir

Comme dit Frédéric Lenoir, exister est un fait. On se doit de le constater bien sûr. Vivre et sur tout bien vivre est un art. Depuis 1978, c’est ce que j’essaie de transmettre comme message aux croyants, hommes et femmes que je rencontre. Si vous prenez quelques instants pour lire ma mission de vie sur le site web, vous comprendrez cela de façon plus précise.

Vous savez, nous venons au monde complètement inculte et ignare. Nous ne savons pas manger tout seuls. Nous ne savons pas parler. Nous ne savons pas marcher. Nous ne savons pas écrire ni lire. La maîtrise de tous ces aspects de notre vie requiert un apprentissage. Cela s’impose à notre esprit avec évidence. Mais, il en est de même pour les autres aspects de la vie puisque vivre, c’est plus que de parler, de marcher et de manger.  C’est plus qu’un savoir-faire, c’est un savoir-être.

« La vie n’est pas quelque chose que l’on attend, mais que l’on apprend ! »

Être nécessite aussi un apprentissage. Je sais, cela peut paraître abstrait et un peu trop philosophique. Essayons de comprendre ! La gestion des « affaires extérieures » de la vie nécessite un savoir-faire, des compétences techniques, pratiques. Nous devons apprendre à faire du vélo tout comme nous devons aussi apprendre un métier. Nous devons apprendre à nous comporter à établir des relations. Nous devons apprendre à faire un budget, à bien administrer, etc. Ce sont les affaires extérieures à la vie.

Mais qu’en est-il de la gestion des « affaires intérieures de la vie »? Comment être en paix avec soi-même ou comment résister à la tentation? Comment aimer? Comment comprendre ce qui nous arrive? Être heureux? Comment prendre de bonnes décisions? Tout cela nécessite aussi un apprentissage. Malheureusement, dans la vie moderne, on ne se préoccupe que très peu de la vie intérieure. On s’investit dans nos carrières, dans l’acquisition des biens matériels, etc. On construit nos maisons et on finit par se rendre compte que tout cela nous laisse au mieux insatisfait et au pire vide.

Originellement, la vie intérieure était l’apanage de la « religion ». Celle-ci avait comme rôle principal son éducation. Malheureusement, il y a eu les excès et les dérives et, avec la sécurisation de la société,  la science semble avoir repris ce rôle et la religion reléguée aux oubliettes. Nous avons perdu quelque chose en jetant le bébé avec l’eau du bain. Il y a un vide spirituel et un vide moral dans le cœur de notre monde. Et la vie perd son sens. SON SENS ?

Oui, dans deux aspects particuliers : Sa signification et sa direction.

1-   La signification : Qu’est-ce qu’on fait ici ?

Il n’est pas facile de répondre à cette première question. C’est le grand pourquoi de la vie. La recherche d’une réponse à cette question n’a pas pour but de nous jeter dans le désespoir, mais, au contraire, nous amener vers la conscience. Prendre conscience de la vie et du pourquoi de cette vie. Comment y arriver? Par l’ouverture de soi. Jésus a dit un jour : « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ». J’ai développé abondamment sur ce thème dans mon livre « Marcher sur le chemin du bonheur ». Lorsque Jésus parle de pauvreté d’esprit, il ne fait pas allusion à un manque d’intelligence ou à la simplicité d’esprit. Il parle de gens qui au lieu d’être remplis d’eux-mêmes ont découvert  leur besoin de quelque chose que seul Dieu peut donner et combler. Quelque chose de plus grand qu’eux. Le terme « pauvre » de cette première béatitude fait appel à une attitude du cœur. Comme des mendiants (pauvres), nous devons nous tourner vers lui pour notre subsistance et nous lier à lui pour trouver un sens une réponse à nos questions existentielles tout autant que spirituelles. Lorsque nous le faisons et découvrons sa présence, nous savons immédiatement que nous ne sommes pas le fruit du hasard.

« La réponse au pourquoi de la vie repousse du revers de la main la question du hasard ! »

2-   La direction : Maintenant qu’on est ici, qu’est-ce qu’on fait ?

Trouver une direction à notre vie, c’est de répondre à la question « qu’est ce que je fais de ma vie ?» Il s’agit d’une quête subséquente à la question précédente. Personnellement, j’y ai trouvé réponse il y a 40 ans lors de ma conversion au christianisme. J’ai compris ce à quoi ma vie pouvait servir. Dans mon cas, aider les autres, soulager la souffrance humaine. C’est à quoi je me suis astreint depuis lors avec joie et contentement.

Aucun humain ne peut vous donner la réponse à cette 2ème question. Vous devez la chercher et la trouver auprès de Dieu. Certains peuvent vous donner des pistes et des conseils, mais ils ne peuvent vous donner une réponse finale. Bien sûr, il y a des réponses séculaires porteuses d’une certaine logique, mais elles demeurent d’ordre général. À ce stade, ce dont vous avez besoin, c’est de trouver une réponse spécifique à vous et à la réalité de votre propre vie.

« Tant de gens se promènent avec une vie dénuée de sens. Ils semblent à moitié endormis, même quand ils sont occupés à faire des choses qu’ils jugent importantes. Ceci provient du fait qu’ils sont à la poursuite des mauvaises choses. La façon dont vous obtenez un sens à votre vie consiste à vous consacrer à aimer les autres, vous investir dans votre communauté autour de vous, et de vous consacrer à la création de quelque chose que vous donne le but et le sens  » Mitch Albom

Vous vous devez, pour être pleinement vivant, répondre à ces 2 questions. Comme je l’ai mentionné précédemment, vivre, c’est plus que d’être vivant. Plus que de simplement exister. Au moment, où j’écris ces quelques lignes, apparaît à mon esprit cette question de l’apôtre Pierre à Jésus :

« Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Jean 6:68

Peut-être que tout au fond, de façon étonnamment simple, la réponse, c’est JÉSUS!

2 réponses
  1. Seheno R. dit :

    Bonjour ! Etonnamment, cet-après-midi j’ai été amenée à parler en famille sur la question de la vie, mais dans un contexte particulier. Quelqu’un en effet a soulevé le problème du don d’organes après le décès. Il semble que d’ici quelques temps, le prélèvement d’organes sur des défunts pourrait être systématique si on ne précise pas sur papier officiel notre refus. Chacun, nous devront répondre : oui ou non au don de ses organes. Une chrétienne s’est déjà demandée ce que disait la Bible à ce sujet. Je connais une chrétienne qui dit qu’elle ferait tout pour pouvoir prolonger sa vie si celle-ci était en danger. Voici qu’elle a été ma pensée…si je peux me permettre de l’exprimer ! : Vivre, c’est bien dans la mesure où, comme le dit pasteur Morissette, nous découvrons le vrai sens de la vie. Mais : rester en vie à tout prix ? rester « vivant » ?
    Si la personne greffée trouve Christ, alors oui. Ce serait alors la « deuxième chance « que Dieu lui donne pour se tourner vers Lui. J’ai réfléchi et voici : je dis oui au prélèvement d’organes à cause de l’espoir qu’un jour Dieu se manifeste à la personne greffée…une prière…Dieu a déjà permis des résurrections, et des vies ont changé après cette étape. Dieu peut aussi utiliser des prolongations de vie par de greffes d’organes pour donner encore le temps à quelqu’un de le connaître…Dieu a donné aussi des vaccins pour que nous ne mourrions pas prématurément tous. Tout est dans l’état d’esprit du donneur : Qu’il le décide avec Christ, mais pas pour le simple désir que quelqu’un reste vivant. J’espère ne pas avoir été hors sujet…

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  2. Guy dit :

    Pas toujours facile ces questions la. Pas tellement les questions elle-mêmes que les réponses qu’on essaie de leur donner. Surtout la deuxième: C’est que je fais à c’t’heure!

    Des fois on pense avoir la réponse. Et quand on pensait être si sure, on est soudainement plus sur de rien. Je me suis souvent senti comme les vagues de la mer soulevé par le vent comme disait Jacques dans son épître — indécis dans toutes mes voies.

    Des fois j’ai l’impression juste de survivre d’une paye à l’autre…

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