Le Noël de Marie !

Noël commémore, pour tous les chrétiens de la terre, la naissance de Jésus : C’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
Nous savons que nous avons en Jésus le salut pour l’éternité, mais aussi pour notre vie ici-bas. Le cantique de Marie présenté dans l’Évangile de Luc (Luc 1. 46-56) est prophétique et révélateur de ce que Dieu veut faire dans notre vie.

Alors Marie dit : mon âme chante la grandeur du Seigneur et mon esprit se réjouit à cause de Dieu, mon Sauveur. Car il a bien voulu abaisser son regard sur son humble servante. C’est pourquoi, désormais, à travers tous les temps, on m’appellera bienheureuse. Car le Dieu tout-puissant a fait pour moi de grandes choses ; saint est son nom. Et sa bonté s’étendra d’âge en âge sur ceux qui le révèrent. Il est intervenu de toute sa puissance et il a dispersé les hommes dont le cœur était rempli d’orgueil. Il a précipité les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles. Il a comblé de biens ceux qui sont affamés, et il a renvoyé les riches les mains vides. Oui, il a pris en main la cause d’Israël, il a témoigné sa bonté au peuple qui le sert.

Marie chante la grandeur de Dieu et se réjouit de son Sauveur. Pourquoi cette réaction si expressive et remplie d’adoration ? Parce qu’elle a découvert 5 choses essentielles, marquantes sur Dieu et qui changeront à jamais sa destinée!

1- Marie reconnait en lui un sauveur (47) : le mot sauveur que nous retrouvons dans ce texte et dans la plupart des textes du Nouveau Testament provient du grec Sozo (salut). Jésus est celui qui nous sauve et nous assure le salut pour l’éternité. Mais, il est aussi celui qui nous transforme et nous restaure. Il désire notre épanouissement et le rétablissement de notre vie. Malgré l’âpreté de notre condition personnelle, il ne faut jamais l’oublier.

2- Marie reconnait sa condition et la grandeur de Dieu (48-49). Elle reconnait qu’elle est peu de choses à ses propres yeux, mais pas aux yeux de Dieu. Elle reconnait que l’impact de la grâce de Dieu aura des répercussions sur toutes les générations futures. On la dira bienheureuse. Tout comme elle, notre vie ne se limite pas à notre seule existence. Elle influence et inspire ceux qui sont autour de nous.

3- Marie reconnait que ce qui lui arrive n’est pas limité à elle ni à son époque (50-51). La bonté de Dieu s’étend d’âge en âge sur ceux qui le révèrent. Sa bonté est accessible à vous comme à moi, et cela sans discrimination.

4- Marie reconnait que Dieu jette son dévolu sur les orgueilleux, mais qu’il élève et relève les humbles (51-52). Dans un monde où les puissants semblent toujours triompher et les « petits » en subir toutes les affres, Dieu rétablit la justice et n’oublie pas les pauvres, les modestes et les démunis.

5- Marie reconnait qu’il comble les affamés (53). N’oublions pas que Marie est de condition modeste et à la limite précaire. Nous le voyons dans le récit de la naissance de Jésus à Bethléem. La source d’espoir est que tous ceux qui ont faim et soif de lui peuvent être rassasiés et, permettez-moi l’expression, ils ne resteront pas sur leur appétit.

La période de Noël en est une de réjouissance. Nous aimons tous nous retrouver en famille, fêter et souligner ce moment particulier de l’année. Néanmoins, il ne faut jamais oublier que beaucoup restent malheureux durant le temps de Noël. Un mot, une parole, un geste, une délicate attention peuvent avoir une portée au-delà de notre entendement.
Noël est un doux souvenir de ce que Dieu a fait pour nous et un rappel fort de ce que nous devons faire pour les autres.

Pas surprenant que Marie se soit mise à chanter la grandeur de Dieu. C’est ce que nous devrions tous faire … non seulement durant cette période, mais toute l’année !

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