Ne laissez pas votre vie partir à la dérive !

Avez-vous l’impression parfois que les courants de la vie vous amènent vers le large ? Là, où vous ne voulez pas aller, et vous vous retrouvez en train de vous débattre, pour revenir vers la rive.

La mer est une puissante métaphore de la vie. Elle est parfois calme et sereine. Souvent agitée. Parfois déchainée. Une chose certaine, elle est changeante. Comme la vie. Il y a des jours où tout est si simple, si facile. Puis, le lendemain, souvent sans explications, tout bascule et nous perturbe.  À cela, vous et moi, nous devons nous y adapter, car nous n’en pouvons rien.

Mais, ce n’est pas à cela que je veux faire allusion. Je m’adresse davantage à tous ceux qui ont l’impression d’être perdus en mer. Vous éprouvez cette sensation de perte de contrôle, comme si vous luttiez contre un courant contraire, plus fort que vous, qui vous tire vers le large.

Vous vous retrouvez à vivre ce que vous ne voulez pas vivre et à faire ce que vous ne voulez pas faire

J’aime la mer. Je l’aime quand elle est calme et j’aime voir sa force lorsqu’elle se déchaine. Au moment où j’écris ce blog, je suis à Nice. J’ai le grand bonheur de rester chez un couple sympathique (elle a 79 ans et lui, 90 ans). Le vieil homme a traversé 2 fois l’océan en voilier vers l’Amérique et les Antilles. La dernière fois que je suis venu chez eux, il m’a raconté ses périples comme un vieil aventurier. À 90 ans, vous imaginez qu’il en a vu des tempêtes.

Ils ont un bel appartement face à la mer, quai des Américains. Le matin, je prends mon petit déjeuner en regardant la méditerranée, « la grande bleue ». Aujourd’hui, les vents sont forts et les vagues déferlent sur la plage. Au loin, elles se brisent sur les rochers. De mon côté, je passe de longues minutes à écouter ce vieux gaillard me raconter sa vie, sa famille, ses expériences et ses épreuves. Il est toujours actif malgré son âge et fin philosophe. Il est la représentation vivante de quelqu’un qui a bien vécu et qui terminera son parcours avec sérénité.

Le pessimiste se plaint du vent, l’optimiste espère qu’il va changer, le réaliste ajuste ses voiles. William Arthur Ward

La vie est comme la mer. Il est facile de dériver sans nous en rendre compte. Les gens se réveillent à 40 ans, 50 ans, et réalisent que leur vie n’a pas été ce qu’elle aurait dû être. Leur mariage bat de l’aile. Leur travail ne les satisfait plus. Leur vie spirituelle est au plus bas. Et le temps a passé… Qui blâmer ? La vie ? Dieu ? Sûrement pas. Par contre dans ces moments, il est temps de s’arrêter et de faire le point afin de découvrir ce qui nous a amenés jusque-là.

Les gens dérivent dans la vie…

Quand ils sont préoccupés !

Les préoccupations, les imprévus, les difficultés ont vite fait de monopoliser notre attention et de nous détourner de nos buts. L’énergie déployée à tenter de régler tout ce qui survient chaque jour nous fait perdre de vue nos priorités. Faire du vélo la tête dans le guidon nous empêche de regarder en avant. Il en est de même de la conduite de notre vie. Tant et tant de fois, j’ai vu des gens absorber par les petits détails de la vie comme les problèmes relationnels, les médisances, les comportements, les incompréhensions, les jugements, etc. ou le futile ou toutes ces choses non essentielles et ainsi, perdre du temps précieux.

1- Quand ils sont dépassés

L’avancement de la technologie avait pour promesse de nous simplifier la vie et de nous permettre de gagner du temps. La réalité est que nous avons effectivement gagné du temps, mais, l’effet pervers est que maintenant nous travaillons davantage. Souvenez-vous du bon vieux temps du courrier papier avant l’avènement des courriels. À cette époque, vous n’envoyiez jamais et ne receviez jamais autant de courrier que ce que vous recevrez actuellement. Beaucoup se retrouvent, comme des bêtes de somme, attachées à une meule et poussant, poussant, tournant en rond constamment jusqu’à l’épuisement.

2- Quand ils sont découragés

La suite logique de l’épuisement est le découragement. Le découragement est à la vie ce que la fatigue est à celui qui nage. À un certain moment, nous baissons les bras, cessons de nager nous laissant ainsi dériver au gré des courants. En nous relâchant ainsi, nous partons inévitablement dans une autre direction. Quand nous n’avons plus la force de continuer, la vie ne nous attend pas jusqu’au moment où nous retrouverons nos forces. Et la vie continue malgré nous…

3- Quand ils sont déçus

Il est impossible de ne pas être déçu tout au long de la vie. Les gens nous déçoivent et nous nous décevons nous-mêmes parfois. La réaction habituelle à la déception est de se désengager. On ne veut plus faire d’effort. On ne veut plus prendre de risque. Pourquoi ? Bien simplement, parce que nous ne voulons plus être déçus.

Si vous prenez conscience que votre vie est détournée de son cours, il vous faut réagir. Il s’agit de votre vie et de ce que Dieu vous a donné de plus précieux.

Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait une belle confession en présence d’un grand nombre de témoins. (1Tm 6:12)

Dans le texte ci-dessus, l’apôtre Paul encourage Timothée, sa jeune recrue, à saisir la vie que Dieu lui offre. Le mot vie éternelle que nous retrouvons dans le Nouveau Testament est ZOÉ en grec et met en perspective 2 axes :

  • L’axe de l’espérance qui met l’emphase sur l’éternité (Jean 3 :16)
  • L’axe de l’expérience qui met l’emphase sur la vie actuelle (Jean 10 :10)

Le problème de beaucoup de croyants est qu’ils attendent la vie éternelle (un jour, je serai avec Dieu pour l’éternité) et passent à côté de la vie actuelle (Dieu est avec moi chaque jour de ma vie). Voilà pourquoi Paul insiste sur le fait que non seulement Timothée doit combattre le bon combat (et ne pas se tromper), mais l’encourage à saisir la vie que Dieu a pour lui.

« La vie n’est pas quelque chose que l’on subit, mais que l’on saisit ! »

Alors, ne vous laissez pas aller à la dérive. Ne permettez pas à la vie de vous amener à un endroit où vous ne voulez pas aller. Ressaisissez-vous et prenez votre vie en main! Saisissez ce plan merveilleux que Dieu a pour chacun de nous. Vous ne le voyez peut-être pas, mais priez et demandez-lui de vous y conduire en toute confiance et sécurité.

 

3 réponses
  1. Pierre Sénéchal dit :

    Dieu met devans nous des gens qui font la même chose que nous et nous les jugeons plutôt que de comprendre les indices que Dieu done.
    Oui ils nous am;enent ;à baisser les bras et à être découragés.
    Pourtant ils sont le reflet, souvent de ce que l’on désire plus ou moins voir.
    La mer deviens agitée et nous nous propulsons en mode panique, déployant nos meilleures voiles pour lutter contre la tempête, ou carrément nous refugions dans le fond du bateau alors que Jésus est là, paisible en train de dormir.
    C’est LUI qui calme la mer et se sera lorsqu’il sera dans le bon ‘timing’, juste à temps comme d’habitude, lorsqu’on s’abandonne et lâche prise.
    Il est le maître des évenements et autorise des choses pour la même résiultante chaque fois.
    Pauvre, aveugle et nus sur le bord du fossé à crier ‘sauve moi!’.
    Paf! Il interviens et la mer se calme.
    Glorieux et digne est le nom de Jésus.
    Digne de tout, même de ce que tu vis présentement car il est là, il sait et il fera tout concourir à ton bien… même cette tempête.
    Baisse les voiles et attends toi à LUI et il agira.

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