Que votre cœur ne se trouble point !

Jamais le monde n’a été aussi instable. Depuis les attentats de Paris, il semble qu’un vent de panique secoue le monde. Les réseaux sociaux s’agitent plus que jamais passant en boucle les mauvaises nouvelles.

Je suis arrivé à Paris le vendredi 13 novembre, le jour où les attentats ont eu lieu. J’ai été à même de ressentir le désarroi, la douleur et l’appréhension des croyants que j’ai rencontrés. Chacun vit sa vie en toute innocence jusqu’au moment où l’inimaginable se produit. Deux semaines sont passées, et les Français, plus particulièrement les Parisiens, sont encore sous le choc. Ils ont de la difficulté à s’en remettre, et ce, à juste titre. Pour les familles des victimes, ce sera un long deuil parsemé de hauts et de bas, de douleur, de tristesse et de révolte.

Que penser de tout cela ? Pour plusieurs croyants, leur lecture de ce qui s’est passé ne fait qu’alimenter leur préoccupation pour la fin des temps. « Les signes sont là… » affirment-ils, cherchant à chaque drame et à chaque tragédie, une confirmation de leur appréhension. N’oublions pas qu’au dire de certains, la fin du monde devait arriver en septembre dernier !

Bien sûr, les attentats de Paris ont une charge émotionnelle très forte. La façon que cela s’est produit, les lieux et personnes visés ébranlent fortement notre sentiment de sécurité. Que faire dans ces moments ? Comment réagir ? Comment être rassuré ? Cette semaine, en me posant ces questions, je me suis souvenu des paroles de Jésus :

« Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. » (Jean 14:1)

À deux reprises dans le chapitre 14 de l’évangile de Jean, Jésus recommande à ses disciples de ne pas s’inquiéter. Mais quelle était la source de leur tristesse et de leur angoisse ? Dans le chapitre précédent, Jésus leur annonce qu’il va devoir partir. C’est en réaction à cette déclaration que leur cœur se trouble. Le verbe « troubler », utilisé dans ce texte, est « tarasso » en grec. Il signifie : s’agiter, être effrayé, anxieux. Les disciples sont donc dans la crainte, angoissés à la perspective du départ de Jésus.

Ceux-ci, bien évidemment, sont déstabilisés par la nouvelle et ne peuvent, à ce moment, s’imaginer ce que sera l’avenir. Peut-être pensaient-ils que tout s’arrêterait avec le départ de Jésus. Il semble que cette discussion ait eu lieu autour de la table lors du dernier repas. Elle durera trois chapitres et sera pleine de tendresse, de réconfort et de réassurance. Certains disciples, comme Thomas et Philippe, poseront des questions à Jésus qui amèneront ce dernier à leur faire part de révélations quant aux événements qui surviendront à la suite de son départ. C’est lors de cette discussion que Jésus affirma qu’il est le chemin, la vérité et la vie et qu’il confirma la relation unique qu’il a avec son père.

Il leur dit : « Que votre cœur ne se trouble point ». D’autres versions du Nouveau Testament nous donnent un éclairage plus précis par la traduction suivante : « ne laissez pas vos cœurs se troubler ». C’est comme si Jésus disait, ne vous laissez pas dominer par vos angoisses ou encore ne permettez pas à vos émotions de vous submerger.

1. Croyez en Dieu

Comme antidote à leur anxiété, Jésus leur dit de croire en Dieu. Le sens de croire dans ce texte ne fait pas allusion à une vague croyance en l’existence de Dieu. Il ne s’agit pas d’une foi incertaine, désespérée ou ils doivent s’accrocher à Dieu par peur de sombrer. Littéralement, il leur dit « ayez confiance » ou « faites-lui confiance ». Placer sa foi en Dieu n’est pas une fuite de la réalité, c’est l’appui et l’assurance en celui qui connait toute chose.

 « Le début de l’anxiété est la fin de la foi, et le début de la vraie foi est la fin de l’anxiété. » George Muller

2. Croyez en moi (Jésus)

Jésus les encourage à non seulement croire en Dieu, mais aussi en lui. Si la foi en Dieu peut parfois donner une impression de flou ou d’incertitude, tout se précise avec Jésus. « Faites-moi confiance mes amis! ». Combien de fois avez-vous douté par le passé et combien de fois votre incrédulité vous a nui ? Rappelez-vous les disciples dans la barque, lors de la traversée, lorsque la tempête faisait rage et que Jésus dormait à la poupe. Les a-t-il abandonnés ? Rappelez-vous Pierre, lorsqu’il a marché sur les eaux et que son manque de foi l’a coulé. Est-ce que Jésus l’a laissé se noyer ? La foi en Jésus est un appui sûr et certain. Il ne nous a jamais promis une vie facile, mais il nous assure de sa fidélité. Il ne nous donne pas une divine immunité face aux épreuves, mais nous prépare toujours une voie de sortie.

« La confiance n’est pas un état passif de l’esprit. C’est un acte vigoureux de l’âme par lequel nous choisissons de nous tenir sur les promesses de Dieu et de nous accrocher à elles, malgré l’adversité qui parfois cherche à nous accabler. » Jerry Bridges

Dans ces temps d’incertitude, nous devons garder la foi et faire confiance à Dieu en toute chose. Il est le maître de l’Histoire et le garant de notre propre destin. Ne vous laissez pas ébranler par les rumeurs apocalyptiques, mais au contraire, assurez-vous d’être à la place où Dieu veut que vous soyez et à faire ce qu’il veut que vous fassiez. Et par-dessus tout, n’oubliez jamais les paroles de Jésus :

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point.  » Jean 14:27

Ne restez pas passif, écrasé par la peur et l’insécurité. Les disciples étaient loin de s’imaginer l’avenir et tout le déploiement de puissance de Dieu par la venue du St-Esprit et l’émergence de la jeune église naissante. Continuons notre vie quotidienne en se rassurant que nous ne sommes pas seuls et que notre Dieu veille sur chacun de nous. Ayons cette ferme assurance qu’il est notre lumière et qu’il saura nous guider devant tous les défis qui jalonnent notre route. Ne cessez pas de prier pour les familles éprouvées, mais aussi pour ces jeunes djihadistes afin que Dieu se révèle à eux au travers de ces drames.

3 réponses
  1. Lucie Leclerc dit :

    Bonjour Denis,
    Un gros merci pour ce texte que je vais faire lire à des gens qui éprouvent exactement ce sentiment de frayeur depuis les événements de Paris. Ça résume tellement bien ce que nous devons faire et aussi ne pas faire quand des circonstances comme celles-là nous arrivent. C’est toujours un immense plaisir de te lire et je suis convaincue que Dieu t’utilise pour bénir son peuple (les gens qui croient en Lui). Je remercie surtout Dieu qui a fait de toi ce que tu es… un instrument entre Ses mains qu’Il utilise grandement. Qu’Il puisse continuer de te bénir et par le fait même t’utiliser pour bénir les autres comme Il le fait si bien. Une soeur qui t’apprécie et qui prie pour toi. Lucie xx

    Répondre
  2. Michel Barrette dit :

    Merci de prendre le temps d’écrire ces paroles réconfortantes pendant ces périodes. Je garde La Foi en mon Dieu.J’ai bien aimé ces paroles’´Le début de la vraie foi est la fin de l’anxiété. J’ai toujours confiance en Lui car il est tellement présent dans ma vie

    Je prie pour aussi pour eux qui en ont tellement besoin

    Merci à vous

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *