Regardez comme…

Lorsque les tempêtes de la vie s’abattent sur nous, il est difficile d’imaginer un dénouement heureux. La douleur nous submerge au point de masquer à nos yeux tout espoir de jours meilleurs.

Au premier regard, il ne semble avoir rien de bon à retirer des épreuves. Elles surviennent, nous atteignent avec force et font leur œuvre de destruction laissant notre vie en piteux état. Dans ces moments, on met davantage d’énergie à tenter de nous relever qu’à imaginer un futur heureux. Pourtant, l’apôtre Jacques semble voir les choses différemment. Il nous encourage à :

 « … regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » (Jacques 1.2-4)

À la lecture de ce texte, nous avons tous une impression très mitigée. Trouver la joie dans l’épreuve semble inconcevable. Mais, peut-être devons-nous nous arrêter un peu et tenter de mieux comprendre ? En fait, Jacques veut nous amener à voir les choses sous un autre angle. Il n’insiste pas seulement sur le fait de regarder. Il pousse son propos un peu plus loin en précisant comment regarder. « Regardez… comme… » dit-il. Il oriente notre regard et nous amène ainsi à diriger notre attention au-delà de l’événement présent et de la douleur qu’il engendre. C’est cela le grand défi relié aux épreuves et c’est là que réside souvent notre incapacité. Nous sombrons dans le doute et ce dernier nous amène à perdre de vue les bénéfices futurs.

Mais voilà, la question fondamentale se pose. Comment faire pour voir les choses différemment ? La réponse se trouve dans le même texte un peu plus loin lorsque Jacques parle de « … l’épreuve de votre foi ». En fait, c’est notre foi qui est éprouvée, qui est mise à mal. Où est notre foi exactement ? Dans les circonstances, dans les autres, en nous ou en Dieu ? Lorsque notre confiance en Lui est ébranlée, nous perdons pied et commençons à sombrer dans le désespoir. Nous doutons pour nos mariages. Nous doutons pour nos enfants. Nous doutons pour ce projet qui nous tient à cœur. Nous doutons de tout. Nous questionnons l’efficacité de la prière et, par-dessus tout, nous doutons de Dieu. Est-il l’Auteur de nos maux ? Nous a-t-il laissé tomber ? A-t-il planifié ou permis tout ce qui m’arrive ?  Ces questions viennent littéralement nous hanter dangereusement.

Mais, au contraire, c’est la foi qui nous permet de tenir ferme et de ne pas lâcher. C’est la foi qui nous permet de nous projeter au-delà du moment présent. C’est la foi qui nous permet de triompher du découragement. C’est la foi qui nous permet d’avancer malgré la douleur et la tristesse. Bien sûr, la douleur est présente aussi bien que les peurs, les angoisses et les incertitudes. La foi n’est pas la négation de la réalité, mais un ancrage sûr et inébranlable face aux possibilités futures.

« La foi est de croire que Dieu n’a pas dit son dernier mot ! »

Pour nous rassurer et nous aider à croire, Jacques ne nous laisse pas dans l’ignorance. Il ramène à notre entendement des choses que nous connaissons. « Regardez comme… sachant que… » Nous pouvons regarder différemment parce que, comme croyant, nous ne sommes pas sans espérance. Nous savons qu’il y a une issue possible. Lorsque l’effroi et la douleur nous atteignent, nous nous demandons comment nous allons nous en sortir et survivre. Puis, les jours, les semaines, les mois passent, et les événements s’apaisent. La vie reprend son cours et nous réalisons que nous nous en sommes sortis indemnes.

« Nos plus grandes opportunités prennent place dans nos moments de plus grandes difficultés!» Thomas Monson

Je sais, par mes propres expériences, que cela n’est pas facile. Voilà pourquoi Jacques prend le temps de décrire le processus des épreuves. Il nous amène à lever les yeux du moment présent pour anticiper le futur, mais aussi à comprendre que quelque chose se passe en nous. Nous ne sortons pas des épreuves comme nous y entrons. Nous pouvons devenir meilleurs ou pires que nous étions. Cela ne dépend pas de l’épreuve, mais de notre compréhension de celle-ci, même si, dans l’immédiateté des circonstances, nous n’en comprenons pas le sens. Alors, ne désespérez pas ! Accrochez-vous fermement à Dieu et par la foi, anticipez les jours meilleurs.

PRINCIPE : Notre conception de l’épreuve dépend de notre compréhension de l’épreuve.

 

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