Vaincre la déprime du temps des fêtes

Peut-être que cette période de l’année éveille davantage de tristesse et de découragement pour certains d’entre vous. Voici quelques conseils pour vous aider.

Ces derniers jours, j’ai croisé plusieurs personnes qui m’ont dit tout spontanément (en parlant de Noël et de la période du temps des Fêtes) « je n’aime pas cette période de l’année ». Il n’y avait bien sûr aucune évocation de la naissance ou à la personne de Jésus en tant que tel. Ils faisaient davantage allusion à la frénésie des « fêtes », aux rencontres de famille, aux échanges de cadeaux et à tous ces souhaits de bonheur.

Les sentiments qui animent les gens durant cette période de l’année pourraient se décrire selon 3 catégories :

1- Ceux qui aiment cette période

Je fais partie de cette catégorie. J’aime les décorations de Noël. J’aime les couleurs de Noël. J’aime la musique de Noël, spécialement la musique religieuse. Depuis les derniers jours, j’écoute en boucle le CD « Christmas at Downton Abbey ». Quand je pense au passé, à mon enfance en particulier, je n’ai que de bons souvenirs. J’aime même la nostalgie de Noël avec la petite tristesse qui l’accompagne. Cela me garde humain. Bien sûr, je fais la part des choses entre l’aspect commercial rattaché à cette période de l’année et le vrai sens que cela doit revêtir. Beaucoup facilement peuvent s’identifier à moi.

2- Ceux qui n’aiment pas Noël

Les événements, les lieux ont toujours une charge émotionnelle. Les souvenirs heureux éveillent en nous des émotions agréables tandis que le souvenir de certaines périodes malheureuses fait évidemment l’effet inverse. Ceux qui n’aiment pas le temps de Noël ne réagissent pas de cette façon sans raison. Bien sûr, chaque motif a une couleur très personnelle et est rattaché aux expériences vécues. Par exemple, pour les enfants, des fêtes de Noël marquées par les disputes, les débordements, la pauvreté ou par des événements malheureux (divorce des parents, etc.) laissent des traces intérieures qui finissent par créer des empreintes qui résistent au temps.

L’effervescence, la joie et le bonheur rattachés à cette période de l’année ne font que faire remonter à la surface les impressions enfouies. Cette souffrance cachée s’éveille ainsi créant ce sentiment de malaise.

On dirait que le bonheur des uns accentue le malheur des autres.

3- Ceux qui ont des émotions mitigées

Beaucoup de croyants ont des sentiments confus face à Noël. Si leur expérience religieuse a été marquée par le légalisme ou une certaine forme d’intégrisme évangélique, ils demeurent divisés au-dedans d’eux-mêmes. Dois-je célébrer cette fête aux dates et aux origines douteuses, ou dois-me réjouir avec ma famille et ceux que j’aime ?

Je ne rentrerai pas dans le débat concernant les racines de Noël. Mais, vous conviendrez avec moi, que cette saison met les cœurs à nu et crée une ouverture intérieure qu’on ne retrouve pas à un autre moment de l’année sauf, peut-être à Pâques. Il faut donc savoir en tirer partie.

Laissez-moi vous donner quelconques petites consignes pour vous aider à mieux vivre cette période de l’année!

1- Découvrez la source de vos sentiments

On ne nait pas en n’aimant pas Noël. Nos impressions et nos sentiments proviennent de nos expériences personnelles comme je l’ai mentionné précédemment. Prenez donc un moment de réflexion et retournez à la source de ses sentiments pour mieux les comprendre.

2- Faites la part entre les impressions du passé et le temps présent

Ayant découvert la source de ses sentiments, prenez le temps de les identifier et de les exprimer. Je sais que beaucoup pensent que d’exprimer ses émotions ne changera rien au passé. Effectivement, cela n’effacera pas les événements qui se sont produits. Par contre, cela va vous libérer de la douleur qui y est associée. Votre mémoire gardera le souvenir, mais vous ne vivrez pas avec ceux-ci à chaque instant ou à chaque saison. N’oubliez pas que « ce qui ne s’exprime pas s’imprime ». Cela signifie.

« Réfléchissez à vos bénédictions présentes – dont chaque homme possède en abondance. Non pas sur vos malheurs passés, dont tout homme possède selon une certaine quantité ! » Charles Dickens – A Chrismas Carol

3- Créer des moments avec votre propre famille ou vos amis

À Noël, mettez davantage l’accent sur les relations. Oubliez le faste et tout le stress lié à ce que tout soit parfait. Pensez aux personnes. Pensez aux petits gestes que vous pouvez poser. Parfois, lorsque nous sommes malheureux, nous avons tendance à nous replier sur nous-mêmes, à broyer du noir et à nous isoler. Ne restez pas seul dans une attente passive. Je veux vous encourager à regarder, non pas à ce que les gens pourraient faire pour vous, mais à ce que vous pourriez faire pour eux. Rappelez-vous le conseil de l’apôtre Paul qui nous encourage à ne pas oublier les paroles du Seigneur :

« Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » Actes 20 :35

4- Investissez votre temps et votre énergie à aider les autres

Ces derniers jours, je me suis impliqué de façon très discrète dans deux églises pour la remise annuelle de paniers de Noël pour les personnes démunies. Le fait d’être exposé aux malheurs des autres nous amène à relativiser le nôtre. De voir ainsi la condition des autres m’amène à faire la juste part des choses. On ne peut pas bénir les autres sans être béni soi-même.

« On dirait que le malheur des autres minimise notre propre malheur. »

5- Retrouver le vrai sens de Noël

En discutant avec un ami pasteur récemment, celui-ci me disait que le sens de Noël se résume dans le mot « présent ». Il disait vrai. I y a 3 sens au mot présent.

  • Le sens de cadeau. Le plus beau cadeau, c’est Dieu qui l’a fait en nous envoyant son fils afin que nous ayons la Vie.
  • Le sens de maintenant. Lors de la guérison du paralytique à la piscine de Bethesda, Jésus a répondu à ses détracteurs en disant : Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis. (Jean 5 :17). Le Dieu en qui nous croyant n’est pas le Dieu du passé, mais du présent.
  • Le sens de présence. Même si le temps de la venue de Jésus remonte à près de 2000 ans, Dieu est bel et bien présent par son esprit. Il transcende le temps. Il ne se tient pas à distance, éloigné de nous et de nos besoins.

En cette saison, ne permettons pas aux blessures et aux déceptions du passé, ni aux anxiétés du futur d’obscurcir le moment présent. Ne laissons pas la récupération commerciale de ce temps de l’année de nous détourner du vrai sens de Noël. Ne repoussons pas cette saison, mais, au contraire, transformons-la et réformons-la dans notre propre milieu pour qu’elle reste pour toujours ce que Dieu veut qu’elle soit.

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