Voir autrement… les épreuves de la vie

ÉPREUVE !

Le mot résonne, dans son essence, comme quelque chose de forcément négatif et, que l’on voudrait éviter à tout prix. Nous associons l’épreuve au malheur, à une inévitable souffrance, au côté imprévisible de la vie. Mais, et si cela n’était pas tout. Si les épreuves étaient plus bénéfiques qu’on ne le croit…

Avez-vous remarqué que les mots véhiculent une charge émotionnelle. Ils ne sont jamais neutres. Ils ont une connotation positive ou négative, agréable ou désagréable. Ils éveillent en nous des émotions parfois subtiles et à d’autres moments très distinctes. Parfois, on a peur de certains mots parce qu’ils sont porteurs d’une mauvaise nouvelle, et en d’autres occasions, inversement, nous attendons « le mot » qui changera tout et qui fera la différence dans notre situation.

Dans ce sens, le mot « épreuve », pour la plupart d’entre nous, porte une charge nettement déplaisante. On a beau se raisonner et rationaliser, il n’y a rien à faire. La notion « d’épreuve » dans son sens négatif s’impose à nos pensées. Pourtant, lorsque nous regardons à l’étymologie du mot épreuve, nous découvrons qu’il vient du latin « probare » et signifie essayer. En fait, nous le rattachons spontanément aux épreuves de la vie sans réaliser qu’il est utilisé dans bien d’autres sphères : épreuves scolaires ou athlétiques, un film après son développement, un texte imprimé, etc. Par exemple, on met à l’épreuve un appareil avant de le mettre en marche.

Dans le texte qui suit, l’apôtre Jacques semble nous proposer une façon différente de voir et de concevoir les moments difficiles de la vie. Il dit :

  « … regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » (Jacques 1.2-4)

Regardez…

En fait, Jacques commence avec un seul petit verbe : regarder. Il met en évidence un principe que la psychologie cognitive et positive a mis en lumière presque 2000 ans plus tard. Il s’agit de la perception des choses. La réalité est douloureuse selon le regard que l’on porte sur elle. Le regard, en fait, est le sens que nous donnons aux événements qui surviennent et aux situations qui se présentent à nous.

« Les épreuves préparent souvent une personne ordinaire pour un destin extraordinaire » C.S. Lewis

Il est évident que l’on ne peut contrôler les événements ni empêcher les drames de se produire. Par contre, nous pouvons chercher à voir les choses de façon différente. Mais cela n’est pas simple. Il requiert un exercice rigoureux de réflexion et d’approfondissement et nécessite de ne pas se laisser aller à la dérive malgré l’âpreté de la crise. Le mot « regarder », que l’on retrouve dans la plupart des traductions françaises, met en perspective le fait de juger ou de considérer. Lorsque les temps difficiles surviennent et que les tempêtes de la vie s’abattent sur nous, il est difficile d’envisager un dénouement heureux. Toutefois, Jacques nous amène à quitter l’immédiateté de notre douleur et nous pousse en avant vers « l’après-crise ». Il nous incite à considérer les choses différemment et à revoir nos perceptions. Il suscite ainsi en nous l’espoir. L’espoir de voir les circonstances changer. L’espoir de guérir et de se rétablir. L’espoir de jours meilleurs. Ce n’est pas peu, puisque c’est par cette vertu que nous persévérons et tenons ferme malgré l’abattement et la peine.

 « Vivre un jour à la fois ; Bénéficiant de chaque moment ; Accepter les difficultés comme un chemin de la paix ; Prendre, comme il le fit, ce monde pécheur comme il est, non pas comme je l’aurais voulu ; Lui faire confiance qu’il rétablira toute chose si je me soumets à Sa Volonté ; Croire que je peux être raisonnablement heureux dans cette vie et suprêmement heureux avec lui pour toujours dans l’autre vie ! Amen. » Reinhold Niebuhr

La vie est difficile et les épreuves en font partie. Qu’on le veuille ou non, on ne peut les éviter. Par contre, en jetant un regard différent sur ce qui survient, on peut émerger plein d’espoir et rêver d’un avenir meilleur. Ne lâchez pas malgré la douleur et la déception. Persévérez malgré le brouillard qui vous entoure. Faites-Lui confiance bien que vous ne compreniez les pourquoi ou les comment ! Le dénouement n’est jamais trop loin…

PRINCIPE : Notre perception de l’épreuve dépend de notre conception de l’épreuve.

 

 

 

3 réponses
  1. Denise
    Denise dit :

    Merci, M Morissette pour ce texte,j’ai été toucher de le lire et quand tu vit une épreuve dificcile, ca vient encore plus nous chercher! Alors j’ai pris en considération votre lettre! Merci et que Dieu vous accompagne dans la rédaction de fautes lettres! Merci!

  2. Claire Guillermet
    Claire Guillermet dit :

    EGLISE LE ROCHER
    7 AVE MARECHAL DE TASSGNY
    10000 TROYES
    W E 13 ET 14 09 2014
    PASTEUR DENIS DESPINOY
    TRES BEAU RECIT BON PASTEUR DENIS MORISETTE
    L EPREUVE SE TOURNER VERS DIEU L ETERNEL ETRE AVC NS LE PRIER AU QUOTIDIEN L ADORER JE SUIS SUR DIEU NS AIDE
    DIEU AMOUR

    Q D N B T A

  3. Louise Villeneuve
    Louise Villeneuve dit :

    Cher Pasteur Denis, encore une fois votre info-lettre me touche droit au coeur et arrive juste au bon moment. Je viens de vivre un différent, une petite querelle, un malentendu avec ma meilleure amie. Votre dernière info-lettre apporte plusieurs éléments de réponse à des interrogations, des questionnements et à une grande réflexion. Merci beaucoup. Je rends grâce à Dieu de vous utiliser pour m’apporter des paroles de réconfort et de consolation et pour me rappeler, de par vos enseignements, Sa Parole juste et efficace. C’est ce qui fait que vous êtes un bon pasteur et un bon serviteur de Dieu. Merci et au plaisir de vous lire encore et peut-être de vous rencontrer un jour. Louise

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