Consolations…

Mère Térésa a observé avec justesse que… « le plus grand malheur dans la vie est de se sentir seul, sans amour et abandonné de tous ». Elle disait vrai bien sûr. Mais nous connaissons l’antidote à ce malheur : la présence de gens qui nous aiment et qui nous supportent. Par leurs mots et leurs gestes de réconfort, ils nous aident à poursuivre notre route, à continuer sur le chemin de la vie.

Dans la détresse, il faut arriver, humblement, au constat que seuls nous n’y parviendrons pas. Nous avons besoin les uns des autres. Le poids de la douleur est beaucoup moins lourd lorsqu’il est partagé. Dans les béatitudes, ce fabuleux prélude au Sermon sur la Montagne,  Jésus a dit : « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ». Son intention n’était pas de faire l’éloge de la souffrance, mais de la consolation. En fait, il proposait le remède à la souffrance. Vous et moi, nous voudrions bien sûr qu’il n’y ait jamais de malheurs, ni de tragédie ou d’épreuves dans la vie. Mais, cela n’est pas réaliste. Nous tous confrontés à des périodes difficiles. Elles sont inévitables. Néanmoins, la présence de la famille, des amis fait une différence.

Dans ces moments éprouvants, il faut pouvoir oser partager sa peine et son désarroi, démontrer sa vulnérabilité pour donner aux autres l’occasion de nous entourer et de nous consoler. Il faut créer cette ouverture de soi vers les autres. Dans ce sens, les larmes constituent un puissant outil de communication. Avez-vous remarqué que nous sommes attirés vers ceux qui pleurent ? Immanquablement, nous nous approchons d’eux, nous enquérant de ce qu’ils vivent.

Malheureusement, ceux qui ne pleurent pas et qui au contraire s’endurcissent n’ont pas accès au baume que constitue la consolation. On ne s’approche pas de ceux qui sont endurcis, fâchés avec la vie. La colère n’est pas attractive, mais aversive. Peu importe la souffrance ou le drame qui se cache derrière, ceux qui sont fâchés ont perdu l’usage des larmes. Ils ont désappris à pleurer. Mais qu’est-ce que pleurer ?

  • Pleurer constitue l’action de décharger notre cœur de la douleur et de la souffrance que l’on traîne pour renouveler l’espoir dont on a besoin.
  • Pleurer, c’est dire par les larmes les mots que l’on ne peut exprimer autrement.
  • Pleurer, c’est éviter la spirale infernale des angoisses et de la dépression par le répression de notre douleur.
  • Pleurer c’est exposer aux autres la douleur de notre cœur afin d’inspirer un geste de consolation.

Devant les grands drames de la vie, la consolation est une source de guérison efficace et sous-estimée. Rappelons-nous nos petits maux d’enfance et la force de guérison des bras d’une maman. Il y a donc des moments de bonheur inestimables dans le fait d’être entouré par des gens qui nous considèrent et qui ont compassion de nous et pour ceux qu’à notre tour, nous pouvons entourer et aimer.

Dieu sait que nous n’avons jamais à rougir de nos larmes, car elles sont comme une pluie sur la poussière aveuglante de la terre qui recouvre nos cœurs endurcis. Charles Dickens


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