Le stress du confinement nous protège du covid 19, mais génère en nous toutes sortes d’émotions. La colère est celle qui est la plus dévastatrice. Pour les autres et pour soi !

Au fur et à mesure que les règles de confinement se prolongent, notre moral en prend un coup et nos capacités de bien maîtriser nos émotions sont rudement mises à l’épreuve. Les informations qui nous parviennent démontrent que la colère gronde dans plusieurs points de la planète. Il y a les frustrations à la maison rattachées à trop de proximité, à l’insécurité, à la surintimité et il y a également les premières poussées de colère anti-confinement qui se propagent à travers le monde.

Dans cet article, je vous propose 7 façons bien simples de mieux gérer la colère.

1— Reconnaissez la présence de votre colère

Tout le monde se met en colère à un moment ou à un autre. La colère est une émotion humaine. Certains la refoulent ou la cachent. D’autres l’expriment sans retenue. Mais tous l’éprouvent et la ressentent. La colère, en soi, n’est pas péché. L’apôtre Paul nous mentionne clairement une distinction entre « se mettre en colère » et « pécher » :

« Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère. »  Éphésiens 4/26

Il est important de comprendre que se mettre en colère n’est pas automatiquement synonyme de pécher. La colère est une émotion que nous éprouvons au même titre que les autres émotions plus « pacifiques ». Elle fait partie intégrante de notre vie et, malgré le fait que personne n’aime se mettre en colère, nous devons vivre avec cette réalité. Réprimer constamment l’expression de notre désagrément ne peut conduire qu’à de plus grands problèmes ou à de plus grandes colères.

2— Comprenez la fonction de la colère

La colère tout comme la peur font partie de ce que nous appelons des émotions primaires. Elles sont appelées ainsi parce que souvent elles revêtent une dimension innée et sont rattachées aux réactions infantiles du début de la vie. Pensons aux crises du nouveau-né lorsqu’il a faim et veut son lait. Il ne peut pas accepter de délai. Il crie, pleure, rage et insiste jusqu’au moment où il aura la satisfaction de son besoin.

La colère est un sentiment intérieur d’irritation et de frustration qui pousse l’individu à réagir envers ce qu’il croit être l’objet de sa frustration.

Un élément important à considérer est que la colère est liée à la survie de l’être humain. Elle s’inscrit dans un cadre plus vaste qui s’appelle l’agressivité. Sans agressivité, il aurait été impossible à l’homme d’assujettir la terre et de dominer sur les poissons, les oiseaux et tous les animaux selon l’ordre de Dieu (Gen. 1/28). L’homme a assuré sa survie parce qu’il a su et a pu maîtriser les éléments de son environnement. Cela n’aurait pas été possible dans la faiblesse et la passivité.

3— Cessez de blâmer les autres

Si dans un premier temps, la colère fait partie de la vaste fresque des émotions humaines, elle demeure l’émotion la plus destructrice. Lorsque les gens s’emportent :

  • Ils disent des choses qui peuvent blesser les gens qu’ils aiment.
  • Ils font des choses qu’ils ne feraient pas en d’autres temps.
  • Ils posent des gestes qu’ils vont regretter par la suite.

Le lieu où la colère a le plus d’effet destructeur est dans la famille. Lorsqu’une personne colérique (la plupart du temps un parent) fait partie d’une famille, elle terrorise les membres de cette famille. La colère s’exprime parfois par la violence, mais en d’autres occasions par des manifestations plus subtiles comme :

  • Critiquer
  • Rager
  • Râler
  • Pester
  • Blamer

Je dis souvent à la blague : « Il y a toujours quelqu’un à blâmer. Il s’agit de trouver la bonne personne. ». Peu importe la façon dont vous les exprimez, vous devez réaliser que vos émotions sont votre propriété. Votre colère vous appartient. Vous aurez toujours des raisons de justifier vos excès de colère. Il y aura toujours des problèmes dans ce monde et les gens qui vous entourent seront toujours imparfaits. Gardez à l’esprit que ce ne sont pas les autres qui sont responsables de votre colère, mais vous-mêmes.

4— Arrêtez-vous et réfléchissez

On compare souvent la colère au feu. Certaines personnes sont très inflammables. Ils s’embrasent très rapidement. Cela est dû à plusieurs facteurs allant du tempérament à des blessures profondes et à une certaine culture familiale ou nationale (non, je ne nommerai pas de pays). Ces personnes s’emportent facilement et ont davantage besoin de stratégies pour éviter le pire. Sénèque disait que le meilleur remède contre la colère est le délai.

« Commencer une querelle, c’est ouvrir une digue ; avant que la dispute s’anime, retire-toi ! » Prov.  17/14

Voici quelques conseils pour éviter de vous emporter dans ces moments :

  • Faites tous vos efforts pour penser avant de parler.
  • Sortez à l’extérieur pour vous oxygéner et vous calmer.
  • Parlez à quelqu’un d’autre pour exprimer ce que vous vivez.
  • Faites de l’exercice physique.
  • Interrogez-vous sur ce qui vous fâche à ce point.
  • Priez que Dieu vous donne paix, sagesse et maîtrise de soi.

5— Protégez votre mariage et votre famille

Les gens qui sont les plus susceptibles de créer des blessures qui dureront longtemps sont les membres de notre famille. Au-delà des gestes violents ou des paroles dures, la colère mal exprimée provoque un éloignement. Cette distance ainsi crée sert à protéger la personne qui est l’objet de la colère. Lorsque les scénarios de colère se répètent, la distance s’accentue. Il est difficile pour une personne blessée de se rapprocher à nouveau.

L’amour crée un effet d’attraction. La colère crée un effet d’aversion !

Un cœur rempli de colère ne laisse pas de place à l’amour. Si vous ressentez que votre réservoir intérieur est rempli de frustrations, faites une démarche pour régler vos problèmes. Un mariage qui se construit sur des frustrations, du ressentiment ou de l’énervement a peu de chance de durer. Et s’il dure, ce ne sera sûrement pas une expérience épanouissante.

6— Parlez

Nous, les humains, sommes dotés d’une immense capacité : le langage. Nous pouvons parler et ainsi exprimer ce qui se passe en nous. C’est en grande partie ce qui nous différencie du reste de la création. Les animaux, les oiseaux communiquent, mais ne PARLENT PAS. Mon chien jappe et mord parce qu’il ne parle pas. Nous possédons un attribut unique et nous devons l’utiliser.

La façon la plus saine de gérer la colère est donc de s’exprimer. C’est ce que j’ai décrit dans l’article suivant : 4 façons de se mettre en colère. Il est normal de vivre des frustrations. Tout ne va pas toujours comme on le voudrait et les gens autour de nous ne sont pas constamment comme on le voudrait. Et cela se passe autant des autres envers nous que de nous envers les autres. La façon de rétablir l’harmonie est de se parler, de s’expliquer afin de dénouer ce qui nous affecte.

 7— Cherchez à développer le fruit de l’esprit

Dans la lettre aux Galates, Paul explique à quoi ressemble une personne transformée. Les caractéristiques pour décrire celle-ci n’ont rien à voir avec :

  • Le langage spirituel qu’elle utilise
  • Le nombre de fois qu’elle cite Dieu dans une conversation
  • L’église qu’elle fréquente
  • L’assiduité aux réunions
  • Les versets qu’elle connait par cœur
  • Les années de conversion

Paul parle du fruit que la personne porte et que se manifeste non seulement en elle, mais aussi dans ses relations interpersonnelles.

Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. (Gal 5:22)

Le fruit de l’Esprit est en fait le résultat du travail du Saint-Esprit dans notre vie. Les qualités ainsi décrites sont les caractéristiques de ce à quoi ressemble une personne transformée. Cette période de confinement constitue un moment où notre nature profonde se révèle. Les excès de colère sont un indice d’une immaturité émotionnelle et spirituelle. Il est extrêmement difficile aux personnes immatures de se remettre en question. Voilà pourquoi, ils ne changent pas. Au moment où nous prenons conscience de nos défaillances, ne reprochons pas autres ce qu’ils sont ou ce qu’ils font. Regardons-nous davantage afin de permettre au Saint-Esprit de travailler plus à fond notre personne.

Rappelez-vous ce que Jésus a dit : « Demeurez en moi, et moi je demeurerai en vous. Un sarment ne saurait porter du fruit tout seul… Il en est de même pour vous : si vous ne demeurez pas en moi, vous ne pouvez porter aucun fruit. » Jean 15 : 4

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