Comme mentionné dans une capsule précédente, je veux aborder cette notion de victime avec beaucoup de précautions. Je n’ai nullement l’intention de blesser les personnes qui ont été de réelles victimes de maltraitance ou d’abus, que ce soit sur le plan physique, psychologique, sexuel ou même spirituel. Voici ce que vous devez comprendre.

La mentalité de victime, également appelée mentalité de victimisation ou simplement victimisation, fait référence à un état d’esprit dans lequel une personne perçoit régulièrement sa vie comme étant dominée par des forces extérieures sur lesquelles elle n’a aucun contrôle. Les personnes ayant cette mentalité ont tendance à attribuer la responsabilité de leurs problèmes, de leurs difficultés ou de leurs échecs à des facteurs externes, tels que d’autres personnes, des circonstances, la société ou le destin, plutôt que de prendre en charge leur propre situation et de chercher des solutions constructives.

Cette mentalité peut entraîner un sentiment de passivité, de dépendance et de désespoir chez la personne qui en souffre. Plutôt que de chercher des moyens de changer leur situation ou de surmonter les obstacles, les personnes ayant une mentalité de victime ont souvent tendance à se sentir impuissantes et à se complaire dans le rôle de la victime, ce qui peut entraîner un cercle vicieux de comportements négatifs et de perceptions faussées.

Bien sûr, vous devez considérer que certaines situations réelles actuelles peuvent légitimement expliquer un sentiment de victimisation, comme des expériences de discrimination, de violence ou d’abus. Cependant, la mentalité de victime se caractérise par une tendance à adopter ce mode de pensée de manière générale, même dans des situations où la personne pourrait avoir des possibilités d’action ou de changement.

Surmonter une mentalité de victime implique souvent un processus de prise de conscience de ses propres pensées et schémas de comportement. Voilà pourquoi, je vous présente 11 signes ou manifestations de cette mentalité. Alors que pensent et que font ces personnes :

1- Elles accusent constamment les autres ou les circonstances d’être à l’origine de leur malheur

Je dis souvent à ma femme, la blague : « il y a toujours quelqu’un à blâmer, il s’agit de trouver la bonne personne ». En anglais, nous appelons cela « the blame game ».  Ce n’est pas très efficace de jouer à ce jeu.

 2- Elles ont une philosophie de la vie qui se définit comme « la vie est contre moi »

Tout cela provient d’une conception négative de la vie par suite d’une série d’épreuves, de déboires de déconvenues. En réaction à ce qui survient, elles arrivent à la conclusion que la vie est contre eux. À la longue, ils généralisent leur conception et celle-ci finit par définir leur approche globale de la vie.

 3- Elles pensent que les autres font exprès de leur faire du mal

Bien sûr, cela constitue une généralisation. Si certaines personnes peuvent leur en vouloir, cela ne constitue pas une généralité. Il s’agit donc d’une interprétation inadéquate et pour le moins malsaine.

 4- Elles sont souvent cyniques ou pessimistes

Bien sûr, cela est la manifestation de leur frustration. Ces personnes sont fâchées envers la vie Dieu, les autres et parfois eux-mêmes.

 5- Elles se sentent impuissantes à changer leur situation

Se sentir impuissant ne veut pas dire être impuissant ou incapable. Parce qu’elles se sentent ainsi, elles ne font rien et leur vie demeure stagnante.

 6- Elles aiment partager leurs histoires tragiques

C’est une façon d’attirer l’attention et souvent de la monopoliser. Encore une fois, cela n’est que la manifestation extérieure de leur discours intérieur. Elles retirent une certaine valorisation à ainsi attirer l’attention et la compassion des autres.

 7- Elles ne prennent pas leurs responsabilités

Plutôt que de prendre des décisions ou d’agir pour changer leur situation, elles préfèrent rester passives et blâmer les circonstances extérieures.

 8- Elles ont un monologue intérieur négatif

Elles peuvent intérioriser les messages négatifs suggérés par les défis auxquels elles sont confrontées et qu’elles ont de la difficulté à surmonter. Voici quelques exemples :

  • Tout ce qui est mauvais m’arrive.
  • Je ne peux rien y faire, alors pourquoi essayer ?
  • Je mérite les mauvaises choses qui m’arrivent.
  • Personne ne se soucie de moi.

Chaque nouvelle difficulté peut renforcer ces idées négatives jusqu’à ce qu’elles soient fermement ancrées dans leur monologue intérieur. Ce monologue intérieur négatif va souvent de pair avec l’auto-sabotage. Les personnes qui croient en leur discours ont souvent plus de facilité à le mettre en pratique. Si ce discours est négatif, elles sont plus susceptibles de saboter inconsciemment toute tentative de changement.

9- Elles se concentrent sur les obstacles plutôt que sur les solutions

Elles passent plus de temps à se concentrer sur les problèmes et les obstacles plutôt que sur les moyens de les surmonter.

10- Elles refusent d’analyser leurs croyances ou d’améliorer leur vie

Les personnes qui ont une mentalité de victime ont trois croyances ou convictions de base :

  1. De mauvaises choses se sont produites dans le passé et elles vont se répéter ou se reproduire.
  2. Les autres sont responsables de mon malheur.
  3. Il est inutile d’essayer de changer les choses, car cela ne marchera pas. Difficile de changer avec ce type de convictions.

11– Elles refusent l’aide ou les conseils

Paradoxalement, elles peuvent être réticentes à accepter l’aide ou les conseils des autres, soit par méfiance, soit parce qu’elles croient que personne ne peut réellement les aider.

 En conclusion

Il est important de noter que ces caractéristiques peuvent varier en intensité et qu’une personne peut afficher certains de ces comportements sans nécessairement avoir une mentalité de victime profondément enracinée. Cependant, si vous vous reconnaissez dans l’ensemble de ces signes, vous auriez un immense avantage à faire face à vos conceptions. Sinon, votre vie et vos relations seront misérables. Vous valez plus que cela. Peu importe ce qui a pu se produire dans votre passé. Vous avez pu être victime de maltraitance ou d’abus, mais il ne faut pas rester victime, sinon vous ne vous en sortirez pas. Dieu sait ce que vous avez subi. Mais son désir est que vous vous en sortiez. La plus grande victoire dans la vie n’est pas tant sur les circonstances ou sur les autres, mais sur soi-même. À vous de la remporter. Dans la prochaine vidéo, je vous proposerai une stratégie pour vous aider à sortir de cette mentalité de victime.

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