La semaine dernière, nous avons débuté une série sur le thème du rejet. L’expérience du rejet est universelle. Personne n’y échappe. Il y a des rejets très douloureux et d’autres, moins douloureux. Plus les liens tissés sont forts, plus la blessure est grande. Par exemple, tout ce qui se joue à l’intérieur des familles est davantage déchirant. Que ce soit entre enfants ou entre parents et enfants ou entre conjoints. Voilà pourquoi aussi, le divorce est si douloureux. Ceci étant dit, je vous partage aujourd’hui 3 autres points importants en regard du rejet :

4- Apprenez à mettre des limites !

Les limites interpersonnelles permettent de saines relations. Un vieil adage dit que de bonnes clôtures font de bons voisins. Les limites sont des mécanismes humains qui nous empêchent de dire ou de faire des choses que l’on pourrait regretter. Lorsque vous vous dîtes : je ne me permets pas…. C’est que la notion de limite est bien intégrée en vous. Les limites nous protègent de ce que l’on pourrait faire ou dire à quelqu’un, mais elles servent aussi à me protéger de ce que les autres pourraient me dire ou me faire. Revenons à cette clôture entre voisins. Celle-ci empêche mon chien d’aller chez le voisin, mais aussi celle-ci empêche le chien de mon voisin de venir chez moi.  Or, si vous avez des limites, cela ne signifie pas que les autres en ont ou que les vôtres sont bien établies. Lorsqu’une personne dit toujours tout ce qu’elle pense, c’est qu’elle n’a pas de mécanisme d’autocensures. Elle n’a pas compris que les gens autour d’elle ne sont pas toujours intéressés à entendre ce qu’elle pense ou ce qu’elle dit. Or, quand quelqu’un n’a pas de limites, il faut se protéger et mettre des limites à son endroit.

5- Réfléchissez au fait que peut-être vous-même avez dépassé les limites !

Parfois la vie est un peu comme un champ miné qu’il faut traverser sans mettre les pieds sur une de ces mines anti personnelles cachées.  Parfois, sans le savoir, nous mettons les pieds dessus et arrive ce qui doit arriver. Ou, si vous préférez sans le savoir, on peut enfreindre une limite en paroles ou en actions et ainsi blesser une personne sans le vouloir. Avant que ça explose, qui aurait pu le savoir? Suite à la réaction de l’autre et après que la douleur se soit atténuée, prenez le temps de revoir l’événement et, cette fois-ci, regarder à ce que vous avez fait ou dit. S’il le faut, ayez assez de courage pour reconnaître votre contribution à ce qui est survenu malgré la réaction inappropriée de l’autre. Il faut toujours tirer des leçons de ce genre d’expérience et tenter de les comprendre plus en profondeur. S’il le faut, faites amende honorable.


6- Ne laissez pas ce rejet contrôler votre futur !

Comme je l’ai déjà mentionné, le rejet fait partie de la vie et des relations humaines. Impossible de l’éviter. Vous allez être déçu si vous croyez que cela n’arrivera plus jamais. À l’inverse, il ne faut pas croire que cela va se répéter constamment non plus. La blessure résultant du rejet laisse des traces à l’intérieur de nous qui nous poussent à nous protéger. Certains vont donc se barricader intérieurement, d’autres vont éviter les situations susceptibles de les affecter d’autres vont avoir peur de s’exprimer à nouveau ou de dire ce qu’il pense. Quand cela vous arrive, c’est que vous laissez cet événement passé infecter votre présent et votre futur. Gardez à l’esprit que chaque situation est unique et n’est pas susceptible de se répéter. Il vous faut affronter au lieu de fuir et d’éviter. Aller de l’avant au lieu de vous apitoyer. Il est important de ne pas se poser en victime même si, dans les faits vous avez été victime. Rappelez-vous les différents rôles que j’ai déjà expliqués dans des vidéos précédentes : victime, héros, méchant ou guide (le sage). Positionnez-vous de façon constructive afin de ne pas rester blessé.

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