Que nous le voulions ou non et que nous en soyons conscients ou non, la vie est une succession de choix. Ces choix vont déterminer en grande partie la qualité de notre vie. Ces choix sont significatifs dans la mesure où nous sommes conscients de leur portée. Se marier, avoir un enfant ou entreprendre une carrière dans un domaine particulier sont des exemples à multiples choix qui jalonnent notre vie.

Bien sûr, tous les choix ne sont pas aussi déterminants. Le choix de nos vêtements et de notre alimentation semble avoir une portée différente qui n’est pas toujours facile à mesurer à long terme. Cependant, comprendre leur présence et leur importance permet de bien assumer notre vie.

Pourquoi est-ce que je veux vous faire prendre conscience de la portée de vos choix ?

Pour 2 raisonsPremièrement, les gens qui sont conscients de la portée et de l’effet de leur choix ont un avantage sur ceux qui ne le sont pas. Ils savent que la vie n’est pas seulement faite d’événements qui surviennent sans que nous ne puissions y faire quoi que ce soit. Ils prennent en charge leur vie avec les bons et mauvais côtés et changent ce qu’ils peuvent changer. Et en second lieu, et ce, dans le même sens, pour que vous cessiez d’être victime. J’utilise le mot victime avec précaution. Je crois, bien sûr, que des gens sont parfois victimes dans la vie. Victime de maltraitance, d’abus, de négligence, de violence conjugale, d’intimidation, etc. Je n’aborde pas cette notion avec légèreté ou avec les clichés que j’entends trop souvent. Mais, face à la question des choix, je veux parler d’une attitude. L’attitude de victime est un positionnement devant les circonstances. Beaucoup croient que s’ils étaient nés à une autre époque, dans une autre contrée, d’autres parents, leur vie ne serait pas la même. Bien sûr, elle aurait été différente. Meilleure ? Personne ne pourra le dire !

Laissez-moi vous donner un exemple très personnel. J’ai perdu mon père, je venais à peine d’avoir 8 ans. Au-delà de la douleur de la perte, il y a l’effet de la perte. Pendant des années, durant l’adolescence en particulier et les premières années de ma vie adulte, je me disais que, si j’avais eu un père, ma vie aurait été différente. Si mon père n’était pas décédé, ma vie aurait été différente. Je me répétais cela en boucle dans ma tête. Évidemment, je croyais que ma vie aurait été meilleure. Jusqu’au jour où j’ai réalisé qu’elle aurait pu être pire. Pourquoi? Dites-moi combien de jeunes adultes ont des conflits avec leur père. Ou sont déçus? Vous comprenez ma pensée. Ce que doit être ma vie doit davantage provenir de mes choix du présent que de mes réactions face au passé. Il est vrai que nous ne pouvons pas choisir notre famille, notre lieu de naissance, notre race, ni les événements qui nous ont marqués dès notre plus jeune âge.

En fait, en tant qu’enfants, nous ne pouvons pas choisir, du moins face au déroulement et au parcours de notre vie. Un enfant n’a pas encore ce pouvoir. Nous pourrions dire que, dans l’ensemble, il ne pense même pas à choisir. Avant qu’il ne puisse envisager une autre condition que celle qu’il vit, il aura à développer assez de maturité pour pouvoir comprendre et comparer sa situation à celle qu’il désire ou à celle des autres. Et même à ce moment, qu’il soit capable de saisir les différences entre sa condition et celle des autres ne veut pas dire qu’il pourra y changer quoi que ce soit. Voilà pourquoi beaucoup de gens souffrent de situations qu’ils n’ont pas pu changer. Mais, encore une fois, l’idée que, si nous étions nés à une autre époque, dans une autre contrée, d’autres parents, notre vie aurait été mieux constitue un raisonnement qui est en fait irrationnel. Non seulement irrationnel, mais irréaliste et aussi irréalisable. Les adultes qui posent ce genre de raisonnement n’ont malheureusement pas compris qu’à l’époque, ils ne pouvaient rien y changer. Et qu’à présent, on ne peut pas revenir en arrière ni modifier les événements. La seule chose sur laquelle on a un certain pouvoir est sur le moment présent. Donc, pour résumer, nous ne pouvons pas choisir comment nous avons commencé dans la vie, mais nous pouvons très bien choisir comment, à partir de maintenant, nous pouvons vivre et poursuivre notre vie.

Et là est la grande question, le grand dilemme des temps et de la vie. On voudrait changer le passé, le refaire. De ce fait, nous restons absorbés, préoccupés exagérément par ce dernier. Et cela, sans pouvoir ne rien y changer. Évidemment, tout cela se fait au détriment du présent. Est-ce que cela signifie que le passé n’a pas d’importance ? Bien sûr que non ! C’est lui qui nous a conduits jusqu’au présent. Vous connaissez l’adage : le passé est un phare et non un port. Il est un endroit de référence et non de résidence.

Rappelez-vous que vous êtes dans le temps présent en ce moment. Demain, lorsque vous penserez à aujourd’hui, ce sera au passé. C’est donc dans l’instant présent que les choses peuvent changer lorsque l’on comprend l’importance de poser de nouveaux choix. Voilà ce que nous devons assumer activement et consciemment : le présent ! Comment y réussit-on ? En étant pleinement conscient et en y mettant toute son énergie, sa passion et en s’investissant à chaque instant, sans douter, sans hésiter, affrontant ses peurs et ses insécurités. C’est en posant des choix concrets et en passant à l’action que nous nous bâtissons un présent et préparons un avenir à la hauteur de nos aspirations.

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