Je vais commencer une série qui va se poursuivre sur plusieurs semaines. Le sujet du pardon est tellement important et vital que je veux vous encourager à partager cette vidéo à vos amis. À la fin de la vidéo, prenez un moment pour cliquer sur « partager à un ami » sur le courriel que vous avez reçu.

Mais avant d’aller à fond dans le sujet du pardon, j’aimerais clarifier le fond de ma pensée en vous expliquant le contexte dans lequel j’ai évolué. Je suis chrétien depuis 45 ans. Sur ces 45 années, j’en ai passé un peu plus de 40 à aider les gens dans les situations difficiles de la vie. Ces gens sont venus me voir parce que leur vie était mal en point. Et croyez-moi, la vie est difficile pour tous, mais, pour certains, les événements qui sont survenus dans leur vie ont été catastrophiques. Rejet, abus, négligence, abandon, etc. Des blessures relationnelles qui laissent des traces dans la vie des personnes et qui les condamnent souvent à une souffrance morale presque insurmontable.

Les séquelles des abus et des négligences sont nombreuses et complexes. Elles se manifestent dans les émotions : la honte, la culpabilité, la peur, la colère. Dans les relations : difficultés à s’attacher ou à mettre des limites dans les relations. Les conséquences se manifestent face à la vie en général : les rêves, les aspirations qui semblent impossibles. Même la relation avec Dieu en prend pour son rhume.
Je suis donc toujours agacé par les gens qui disent : Ben, tu as juste à pardonner comme si le pardon était une potion magique ! Il n’y a souvent que peu de compassion et peu de compréhension de la réalité que vivent les personnes blessées. Je ne crois donc pas à un pardon facile, simple et magique. Cependant, malgré tout, le pardon est un élément essentiel du rétablissement.
Donc, PARDONNER est plus facile à dire qu’à faire ! Pourquoi en est-il ainsi ? Qu’est-ce qui empêche les gens de pardonner si le pardon est à ce point libérateur ? Je vous donne l’exemple de quelqu’un qui est malade et à qui on offre le remède pour le guérir et le refuse? Cela semble illogique. Pourquoi les gens résistent-ils donc à l’idée de pardonner ? On pourrait répondre à cette question simplement, en disant qu’il y a probablement autant de raisons que de personnes et d’histoires. Mais, à mon avis, tous les motifs de ne pas pardonner se résument en une seule et même raison : les gens ne comprennent pas le pardon. Et, parce qu’ils ne le comprennent pas, ils repoussent l’idée même. Alors, pour mieux l’expliquer, je vais m’attarder à définir avant tout à ce qu’il n’est pas.

Le pardon, ce n’est pas oublier !

Les Anglais connaissent l’expression “forgive and forget”. C’est probablement la consonance des mots qui fait que l’on associe « pardonner et oublier ». La réalité est que les gens blessés n’oublient jamais. Les souvenirs ne s’effacent pas de la mémoire comme par magie. Cela ne signifie pas qu’ils ressassent constamment ce qui leur est arrivé ou qu’ils pensent constamment à ceux qui les ont blessés. Cependant, les blessures, même si elles sont invisibles, ne s’oublient pas ! Bien plus, je crois que, jusqu’à une certaine mesure, il est préférable de ne pas oublier. Je précise ma pensée. Quelqu’un a dit un jour : «L’insensé ne pardonne ni n’oublie ; le naïf pardonne et oublie ; le sage pardonne, mais n’oublie pas.» Ne pas oublier ne signifie pas en tenir rigueur comme : « Toi, je ne t’oublie pas, ou je n’oublie pas ce que tu m’as fait. » Mais plutôt, ne pas se positionner naïvement pour se faire blesser à nouveau. La sagesse est de se rappeler ce qui s’est produit et de prendre des mesures pour que cela ne se répète pas.

Nelson Mandela a dit : « les Sud-Africains doivent se souvenir du terrible passé, de façon à pouvoir le gérer, pardonner quand le pardon est nécessaire, mais ne jamais oublier. En nous souvenant, nous nous assurons que plus jamais une telle barbarie ne nous meurtrira et nous supprimons un héritage dangereux qui reste une menace pour notre démocratie.

Peut-être vous entiez-vous coupable à l’idée que vous n’oubliez pas et qu’ainsi cela est un signe de vous n’avez pas pardonner. Comme je l’ai mentionnée, ne ressassez pas tout cela inutilement, mais garder à l’esprit que pardonner n’est pas synonyme d’oublier. Sur ce , je vous dis bonne semaine et à la prochaine n’oubliez pas de partager la vidéo en cliquant sur le bouton partager à un ami.

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