Aujourd’hui, je vais parler du rôle de vilain. Vous vous rappelez lors de la dernière vidéo, je vous ai mentionné que chacun des rôles était présent dans les films. Le vilain ou le méchant est la personnification du mal. Le méchant existe dans les histoires parce qu’il existe dans la vie, chez les autres et aussi en chacun de nous. Cela signifie qu’à un moment ou un autre, nous pouvons tenir le rôle du méchant.

Qui est ce vilain ? Pour les besoins de la vidéo, nous ne discuterons pas de la condition des psychopathes ou des sociopathes comme Hitler ou des dictateurs. Nous allons davantage nous pencher sur la condition des humains, disons normaux. Bien sûr, il y a toujours une histoire derrière l’histoire. Les vilains ne naissent pas vilains. Ils le deviennent. Ce sont des gens qui, de façon générale, ont été blessés, abusés par une ou des personnes. Ils n’ont pas affronté et réglé la douleur résultant de leurs blessures. Tout simplement, ils ne sont pas guéris. Vous connaissez le principe : les gens blessés blessent les gens. Les gens qui souffrent font souffrir les autres.

Les vilains ont tous en commun (c’est pour cela qu’ils sont vilains) de chercher la vengeance. Leur colère, qu’elle soit ouvertement exprimée ou qu’elle soit réprimée, devient le carburant pour prendre leur revanche. Cela peut se faire ouvertement en cherchant à nuire ou à punir l’autre ou cela peut se manifester plus subtilement par la médisance ou la calomnie, en disant du mal de l’autre. Ils font de mauvaises choses parce que la colère, le ressentiment, l’amertume ont pris le dessus.

Lorsque les gens racontent leur vie, vous remarquerez qu’ils le font selon 2 versions :

La version victime : il m’est arrivé ceci, j’ai vécu cela. Les gens m’ont blessé. Mon mari ne me comprend pas.

La version héros : il m’est arrivé ceci, mais je m’en suis sorti et voyez maintenant ce que je suis devenu ou les gens m’ont blessé, mais je les ai pardonnés et je ne leur en veux plus.

Très peu de gens racontent ce qu’ils ont vécu selon la version du vilain ou du méchant. Mon mari ne me comprend pas… parce que je crie toujours après lui ou : cette personne m’a profondément blessé et j’ai répandu plein de choses sur elle pour me venger. On se retient à raconter le mal que l’on a soi-même pu faire.

Une autre particularité importante de ce rôle est la suivante. Le vilain (ou le méchant(e)) croit bien faire. Dans sa conscience, il se doit de justifier sa vengeance ou les ragots qu’il répand. « Je dois lui donner une leçon (je participe à son éducation) ». « Elle n’a que ce qu’elle mérite après tout (ce qui signifie que c’est sa faute, je dois lui montrer) ou encore ça va l’empêcher de recommencer (je suis un outil pour corriger son comportement). » Il existe un terme pour ce genre de réflexion. La rationalisation. La rationalisation est un mécanisme de défens que les humains utilisent pour ne pas vivre certaines émotions, comme l’angoisse ou la culpabilité. Par exemple, voler un voleur. Ce n’est pas voler. C’est de la rationalisation. On se justifie d’un acte ou d’un geste que l’on ne sait pas bien en tentant de le justifier par un raisonnement pour le rendre acceptable. Le vilain ne règle rien, il jette de l’huile sur le feu.

Ne sous-estime pas la capacité que vous avez de réagir comme un vilain. Le vilain sommeille en chacun de nous. Si on le laisse nous dominer, il va empoisonner notre vie, la rendre misérable.

Rappelez-vous : il y a 2 rôles que vous ne devez pas jouer dans la vie : celui de victime et celui de vilain. Dans la prochaine vidéo, nous allons aborder un rôle beaucoup plus positif et constructif et qui vous aidera à tirer le meilleur parti de la vie, d’être apprécié par les autres.

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